Endorsed by the UN Decade of Ocean Science for Sustainable Development

Comprendre et préserver l’océan est devenu un enjeu scientifique, environnemental et sociétal majeur. Dans ce contexte, la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030) mobilise la communauté internationale autour d’un objectif commun : développer « la science dont nous avons besoin pour l’océan que nous voulons ».

CLS est fier d’annoncer que son initiative de modélisation mondiale du zooplancton et du micronecton a été officiellement reconnue comme projet de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable.

Ces organismes, qui constituent les niveaux trophiques inférieurs et intermédiaires, sont des composantes essentielles des écosystèmes marins. Ils assurent le lien entre les producteurs primaires et les prédateurs supérieurs, parmi lesquels figurent des espèces emblématiques et d’intérêt commercial. Ils effectuent également des migrations verticales, faisant d’eux des acteurs clés du transport et de la séquestration du carbone depuis les couches de surface vers l’océan profond, un processus d’une importance majeure dans le contexte du changement climatique.

Les défis de la Décennie de l’Océan visent à mobiliser la communauté internationale autour des enjeux océaniques les plus urgents, à favoriser la coopération scientifique et à contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030.

Cette reconnaissance a été accordée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, avec le soutien de l’équipe de coordination de la Décennie de l’Océan. Elle souligne l’importance du renforcement des connaissances scientifiques et de la coopération internationale pour répondre aux grands défis liés à la compréhension, à la protection et à la gestion durable de l’océan.

Un projet scientifique international porté par CLS : « Global Ocean Low and Mid Trophic Levels Biomass »

Depuis plusieurs décennies, CLS développe des solutions innovantes fondées sur les données satellitaires et les technologies d’observation de la Terre afin de mieux comprendre la dynamique océanique et de soutenir la gestion durable des écosystèmes marins.

Global Distribution of Non-Migrant Epipelagic Micronekton Biomass
Source : sorties du modèle SEAPODYM représentant la distribution de la biomasse du micronecton épipélagique non migrant ; traitement des données et visualisation réalisés par Laurène Merillet, modélisatrice des écosystèmes marins au sein du groupe CLS.

Le modèle SEAPODYM est développé depuis vingt ans en collaboration avec la Communauté du Pacifique (SPC). Il permet de modéliser la dynamique spatiale des écosystèmes pélagiques et des chaînes trophiques marines.

Depuis mi-2019, ce modèle est utilisé pour produire le jeu de données « Global Ocean Low and Mid Trophic Levels Biomass Content Hindcast », qui estime à l’échelle mondiale la biomasse du zooplancton et du micronecton. Ce produit est librement accessible dans le catalogue du Copernicus Marine Environment Monitoring Service (CMEMS).

À travers ce projet, CLS réaffirme son engagement en faveur d’une science ouverte, collaborative et opérationnelle au service des scientifiques, des décideurs et des acteurs de l’économie maritime.

Micronekton
Exemples d’organismes micronektoniques présentés ici : poissons mésopélagiques, céphalopodes, organismes gélatineux et crustacés. Crédit photo : Gildas Roudaut, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Brest, France. Figure haute résolution.
Zooplankton Organisms
Exemples d’organismes zooplanctoniques clés qui soutiennent les réseaux trophiques marins

Le projet « Global Ocean Low and Mid Trophic Levels Biomass », coordonné par Olivier Titaud, ingénieur de recherche en calcul numérique chez CLS Group, fait désormais partie de JETZON (Joint Exploration of the Twilight Zone Ocean Network), un réseau scientifique international dédié à l’exploration de la zone mésopélagique, également connue sous le nom de « Twilight Zone ».

Située entre 200 et 1 000 mètres de profondeur, cette couche de l’océan joue un rôle essentiel dans :

  • le fonctionnement des réseaux trophiques marins ;
  • les cycles biogéochimiques ;
  • le stockage du carbone et la régulation du climat.

Encore largement méconnue, cette région constitue l’une des grandes frontières de la recherche océanographique internationale.

Une mobilisation mondiale pour l’avenir de l’océan portée par la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable

Lancée par les Nations Unies et coordonnée par la COI-UNESCO, la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable vise à accélérer la production et le partage des connaissances scientifiques nécessaires à une gestion durable de l’océan d’ici 2030.

Cette initiative internationale poursuit plusieurs objectifs majeurs :

  • renforcer l’observation et la compréhension de l’océan ;
  • améliorer l’accès aux données scientifiques ;
  • promouvoir une science collaborative et interdisciplinaire ;
  • soutenir les politiques publiques et la prise de décision éclairée ;
  • favoriser des solutions concrètes face aux défis climatiques et environnementaux.

Aujourd’hui, la Décennie de l’Océan rassemble gouvernements, instituts de recherche, organisations internationales, entreprises et acteurs privés autour d’une ambition commune : construire un océan plus résilient, mieux protégé et géré de manière durable.

L’intégration du projet CLS au sein du programme JETZON illustre pleinement cette dynamique de coopération scientifique internationale.

Renforcer les connaissances scientifiques pour mieux protéger l’océan

L’étude de la biomasse des niveaux trophiques inférieurs et intermédiaires constitue un enjeu scientifique stratégique pour améliorer notre compréhension du fonctionnement global des écosystèmes marins.

Ces organismes, situés au cœur des réseaux trophiques océaniques, jouent un rôle fondamental dans :

  • la productivité biologique de l’océan ;
  • l’équilibre des ressources halieutiques, puisqu’ils constituent une source de nourriture essentielle pour de nombreuses espèces commerciales ;
  • le transfert du carbone des eaux de surface vers l’océan profond ;
  • la régulation du climat mondial.

Grâce aux technologies avancées d’observation, aux données satellitaires et aux analyses scientifiques, ce projet contribuera à améliorer la connaissance de mécanismes encore insuffisamment documentés aujourd’hui.

Au-delà de la recherche, ces travaux permettront également :

  • de soutenir les politiques de conservation marine ;
  • de contribuer à une gestion durable des ressources océaniques ;
  • de renforcer la coopération internationale en sciences océaniques grâce à la mise à disposition libre des données produites et à l’organisation d’ateliers scientifiques.

Une reconnaissance internationale qui confirme l’engagement de CLS pour les sciences océaniques

Cette reconnaissance internationale marque une étape importante pour CLS et ses partenaires dans leur engagement en faveur de l’avancement des connaissances sur l’océan.

En rejoignant la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable et le programme JETZON, CLS contribue activement à un effort scientifique mondial visant à développer les connaissances nécessaires pour relever les grands défis climatiques, environnementaux et sociétaux.

À travers ce projet, CLS réaffirme son ambition de mettre la science, l’innovation et les technologies d’observation au service d’un océan plus durable, plus résilient et mieux protégé pour les générations futures.