Le 17 juin 2026, à l’occasion de la 11ᵉ Our Ocean Conference organisée à Mombasa (Kenya), quinze pays ont adopté la Déclaration de Mombasa. En plaçant la transparence des pêcheries au cœur de leurs engagements, ils affichent une ambition commune : renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN/IUU) et mieux protéger les ressources halieutiques.

Si la pêche INN constitue un défi pour l’ensemble des océans, ses impacts sont particulièrement sensibles en Afrique. Les ressources halieutiques représentent un pilier de l’économie bleue de nombreux États côtiers et un levier essentiel pour la sécurité alimentaire. Face à la pression exercée sur les stocks de poissons, les mangroves, les récifs coralliens et les vastes zones économiques exclusives (ZEE), les autorités renforcent progressivement leurs capacités de surveillance afin d’assurer une gestion durable des pêcheries.

La pêche INN fragilise toute la chaîne des pêcheries

La pêche INN ne se limite pas à des infractions aux réglementations. Elle remet en cause l’ensemble des politiques de gestion durable des ressources halieutiques.

En opérant sans autorisation, en pêchant dans des aires marines protégées, en ciblant des zones de reproduction ou en ne déclarant pas les captures, les navires illégaux compromettent les efforts engagés pour préserver les stocks de poissons. Les ressources s’épuisent plus rapidement, les écosystèmes marins se dégradent et certaines espèces deviennent plus vulnérables.

Les conséquences vont encore plus loin. Les pêcheurs qui respectent les règles subissent une concurrence déloyale, les États perdent des revenus essentiels pour leur économie bleue et l’accès à certains marchés internationaux, notamment l’Union européenne, repose désormais sur la capacité à démontrer que les captures proviennent d’une pêche légale et traçable. La pêche INN est également régulièrement associée à d’autres activités criminelles, telles que la contrebande, le trafic ou les violations des droits humains.

Plus de transparence pour mieux protéger les ressources

Face à ces enjeux, les États ne peuvent agir efficacement sans disposer d’une vision précise des activités de pêche. Savoir quels navires sont autorisés à pêcher, où ils opèrent, quelles captures sont réalisées et si les réglementations sont respectées est devenu indispensable pour gérer durablement les ressources marines.IUU Detection

C’est précisément l’objectif de la Déclaration de Mombasa. En favorisant le partage des données et une plus grande transparence des activités de pêche, elle entend renforcer les capacités de contrôle des autorités et améliorer la gestion des pêcheries.

Les systèmes de suivi des navires (VMS), les plateformes de surveillance des pêcheries, les rapports électroniques de capture (ERS) et les outils d’analyse des données permettent aujourd’hui de renforcer la traçabilité des activités de pêche, de protéger les zones sensibles et de détecter plus rapidement les comportements à risque.

CLS accompagne les autorités depuis plus de 40 ans

Depuis plus de 40 ans, CLS accompagne les administrations des pêches, les organisations régionales de gestion des pêches (RFMO) et les autorités maritimes dans la lutte contre la pêche INN. Présent dans plus de 90 pays, le Groupe accompagne de nombreux États africains notamment le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Mauritanie, le Maroc, le Sénégal, le Ghana ainsi que plusieurs pays d’Afrique australe dans le renforcement de la surveillance de leurs pêcheries, grâce à ses solutions VMS, AIS, THEMIS et Fisheries Monitoring Centers (FMC).Africa - NEMO

Au Cameroun, les équipes de CLS ont récemment déployé les balises NEMO et TRITON pour renforcer le suivi des activités de pêche et accompagner les autorités dans la lutte contre la pêche illégale.

Unique acteur à proposer une offre complète de Monitoring, Control and Surveillance (MCS), CLS couvre l’ensemble de la chaîne de surveillance des pêcheries : balises Vessel Monitoring System (VMS), données AIS (Automatic Identification System), plateforme THEMIS pour la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) et des aires marines protégées, Fisheries Monitoring Centers (FMC), déclaration électronique des captures (ERS), outils d’analyse des données et solution NAOS pour le suivi des engins de pêche, contribuant notamment à la lutte contre les ghost gear.

En réunissant ces technologies, CLS aide les autorités à améliorer la transparence des activités de pêche, à faire respecter les réglementations nationales et internationales et à préserver durablement les ressources marines.

La Déclaration de Mombasa souligne l’urgence de renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Préserver les ressources halieutiques, protéger les écosystèmes marins, soutenir les communautés qui vivent de la pêche et garantir une économie bleue durable sont autant d’enjeux qui nécessitent une action collective.